Nos projets

Depuis sa  création, l’UEFA met en oeuvre différents projets en vue d’atteindre son objectif. Il s’agit entre autre de:

A) Projets réalisés:

I. Projet d’appui à la promotion et la protection des droits socioéconomique des populations autochtones pygmées dans les provinces du Nord Kivu et Sud Kivu, financé par Diakonia

Ce projet a été financé par le partenaire Diakonia. Il a comme objectif global l’amélioration de la situation des droits humains, la situation économique des femmes pygmées et de la protection de la population autochtone dans les provinces du Sud-Kivu, Nord-Kivu. Le projet se propose de contribuer à l’amélioration des conditions de vie, des droits et des libertés et la prise en charge des besoins spéciaux des femmes autochtones pygmées, en renforçant leurs capacités pour participer aux débats publics dans le but de leur émancipation et leur intégration socio-économique au sein des communautés locales.

Globalement, les résultats suivants ont été atteints au cours de l’année 2015 :

  • les actions en faveur des autochtones pygmées de la zone d’influence du projet ont été intégrées dans les plans de développement local,
  • 3 cadres de concertation et de réflexion, de défense et de protection des droits des autochtones pygmées ont été redynamisés et redevenus fonctionnels,

Un mécanisme de transformation de l’image de déconsidération de la femme pygmée a été mis en place et utilisé dans les 3 sites du projet.

II. Mutuelles de Solidarité pour le renforcement de la sécurité alimentaire et économique dans les territoires de Kabare et de Kalehe, financé par LOUVAIN COOPERATION

Soucieux de la sécurité alimentaire précaire et de la pauvreté accrue des ménages autochtones pygmées, LOUVAIN COOPERATION a appuyé le projet n° RC 173 dans les territoires de Kabare et de Kalehe et dont l’objectif spécifique est : « La sécurité alimentaire et économique des ménages vulnérables membres des Mutuelles de Solidarité (MUSO) est améliorée dans les zones d’intervention de Louvain Coopération au Sud-Kivu en RDC ».

Cette activité a démarré en 2014, au cours de laquelle, les ménages autochtones se sont mobilisés et ont adhéré massivement aux Mutuelles de Solidarité, en libérant leurs cotisations, en dépit de leur précarité économique. Au cours de cette année, 26 MUSO sont opérationnelles et les membres des 19 d’entre elles cotisent régulièrement (mensuellement), certaines d’entre elles octroient déjà des crédits aux membres réguliers.

Il est apparu, au cours de l’année 2015 que la situation socio-économique des femmes autochtones pygmées   se consolide à travers les activités des cotisations au sein des MUSO, de la participation aux assemblées générales est active, la situation sécuritaire est relativement calme quelques cas d’insécurité perpétrés par les éléments des milices armés Raia Mutomboki dans le territoire de Kalehe sur l’axe Bunyakiri-Hombo.

Les résultats enregistrés se résument comme suit :

  1. A Kabare
  • L’UEFA axe Kabare accompagne 24 MUSO reparties dans quatre groupements à savoir MUDAKA, MITI, BUGORHE et IRAMBI-KATANA qui comptent 530 membres dont 440 femmes et 90 hommes.
  • 56 femmes membres exercent des activités génératrices de revenus. Tous ces membres ont vu leurs capacités en matière de gestion renforcées à travers 54 sessions de formation assurées sur diverses thématiques.
  • La récolte des données de Recherche Action au sein des 17 MUSO dans le territoire de Kabare a permis d’ évaluer le niveau d’accès des femmes autochtones pygmées membres des MUSO au foncier. Il s’agit particulièrement des pygmées riverains du Parc National de Kahuzi Biega, connus comme « paysans sans terre » depuis leur expulsion de leurs terres ancestrales érigées en aire protégée, le PNKB.
  • A travers la stratégie de sensibilisation des organisations à la base, nous avons enregistré, parmi les MUSO structurées, 210 participants dont 54 hommes et 156 femmes. Au total 42 séances de sensibilisation ont été réalisées dans l’ensemble des MUSO.

Cette campagne de sensibilisation a touché les membres des organisations ci-après : ADRIA, ASDR, BUSIMANE de COMBO, ITUDU et CIBUGA, les femmes membres de la 8ème CEPAC Changala en groupement de MITI-INERA MULUNGU, le centre nutritionnel de la 8 ème CEPAC Kabuga , l’asbl APD de Mudaka.

Nous avons également contacté et sensibilisé les écoles primaires Combo, Kabuga, la ferme agropastorale de Nyacibamba, ainsi que les fidèles de la Shirika catholique de Karhanda et le Secteur Catholique de Nyamakana sur la dynamique MUSO.

  • 246 Assemblées Générale des membres des 24 MUSO opérationnelles ont été tenues au cours de l’année 2015  et connues 617 participants parmi lesquelles 105 Hommes et 512 femmes.
  • 122 visites d’entretien ont été réalisées auprès des membres des MUSO.
  • Deux recherches action ont été réalisées et 12 rapports mensuels produits.
  • 54 formations organisées

Ces formations ont porté sur la dynamique MUSO et les thèmes suivants ont été développés :

  • L’historique de la MUSO
  • Les principes de la MUSO
  • Les objectifs d’une MUSO
  • Les outils des gestions d’une MUSO
  • Les ressources d’une MUSO
  • L’entreprenariat
  • L’étude du marché
  1. A Bunyakiri, Territoire de Kalehe.

 L’axe Bunyakiri compte 18 MUSO, regroupant 280 membres parmi lesquels 136 femmes et 144 hommes.

  • 6 entre elles donnent des crédits aux membres,
  • 51 membres exercent des activités génératrices de revenus,
  • 16 formations ont été organisées en faveur 112 personnes parmi lesquelles 28 femmes et 84 hommes. Elles ont porté sur les mêmes matières développées à Kabare.
  • 11 structures ont été formées sur l’approche MUSO et commencent déjà à initier leurs propres MUSO. Il s’agit des organisations et institutions ci-après : Associations de charpentiers, Association des vendeuses de sable, Institut Kando, Ecole primaire Kando, REABU, Association des mamans et d’hommes vendeurs de viande boucanée, Association des apiculteurs de Kitchanga, Association des maraichers de Bunyakiri.

III. Renforcement des communautés indigenes comme clé pour leur participation au processus REDD + en RDC, financé par LA FONDATION TEBTTEBA

Ce projet d’une durée de six mois allant du mois de septembre 2015 à février 2016 a été financé par LA FONDATION TEBTTEBA, dans le but de réaliser les deux grandes activités que dessous :

  • Réaliser une étude socioéconomique et environnementale de la population autochtone et autres communautés de la localité de Mirenzo, en territoire de Kalehe en RDC ;
  • Réaliser une cartographie participative pour la localisation spatiale du village et des ressources,
  • Réaliser une formation des autochtones pygmées de la localité de Mirenzo sur la stratégie IPSSDD

Il convient de noter qu’au cours de l’année 2015, seules les deux premières activités ont été réalisées.

  1. Réalisation d’une étude socio économique et environnementale de la population.

La démarche a procédé par la sélection et la formation des enquêteurs et le recrutement d’un Superviseur. Il s’en est suivi des consultations avec les communautés (autochtones et non autochtones) et la réalisation des interviewes moyennant un questionnaire d’enquête.

Les paramètres suivants ont été pris en considération durant l’étude

  • la démographie,
  • les principales activités des habitants,
  • les modes d’accès des autochtones au foncier,
  • les modes d’accès des autochtones aux ressources naturelles,
  • les infrastructures sociales de base dans le village,
  • l’accès par les peuples autochtones à la santé,
  • l’accès par les peuples autochtones à l’éducation,
  • l’accès par les peuples autochtones à l’eau potable,
  • les modes de vie des peuples autochtones,
  • l’analyse des types de relations entre autochtones et non autochtones,
  • les aspirations des peuples autochtones pygmées,
  • les aspects liés au processus REDD et le mode de vie des peuples autochtones.

L’étude a été produite après que les résultats de l’enquête aient été validés par les communautés concernées.

  1. Réaliser une cartographie participative pour la localisation spatiale du village et des ressources,

L’objectif visé est la localisation spatiale des ressources sur le territoire occupé par les autochtones pygmées dans le village de Murangu en territoire de Kalehe. La démarche a été la suivante :

  • Organiser une réunion d’orientation et d’explications en faveur des bénéficiaires.
  • Amener les participants à la réunion d’orientation à produire une esquisse de la carte qui sera produite.
  • Organiser les groupes à ce qu’ils descendent sur le terrain pour la collecte des points géo référencés dans la zone concernée.
  • Traiter les données de terrain jusqu’à la présentation d’une carte finale.
  • Validation de la carte par la communauté

Les éléments qui ont été pris en compte pendant la cartographie participative aussi bien en ce qui concerne les villages autochtones que non autochtones :

  • Les sources d’eau dans le village
  • Les Eglises
  • Les écoles
  • Les rivières et chutes
  • Les Routes , chemins et pistes
  • Les Centres de santé
  • L’Agriculture et élevage
  • Les Forêts et domaines de chasse
  • Les lieux sacrés
  • Les Habitations.

De cette étude il s’est dégagé que le niveau de vie des autochtones est inhumain et inacceptable et que de ce fait, il faudrait prendre en compte les différentes initiatives pour les booster au niveau d’ autres communautés qui ont un niveau de vie plus ou moins élevé dans le village.

Les conditions difficiles que traverse la population autochtone sont justifiées par les faits ci-après :

  • l’Etat congolais a, pour raison d’utilité publique, dépossédé les autochtones pygmées de leurs terres ancestrales, sans consultation ni consentement éclairé et en reconnaissance de cause ou encore une indemnisation ou une compensation généralement quelconque,
  • les communautés voisines (les bantous) qui avaient été accueillis par les autochtones pygmées, hélas, nomades, discriminent et marginalisent les autochtones pygmées jusqu’à les considérer comme des sous hommes, sans droits ni avoirs.

3.5. Evolution du membership

Le rayonnement de l’organisation a induit les adhésions de nouveaux membres. L’organisation a commencé, en 2005 avec 15 membres effectifs. En 2014, elle en comptait 124 mais à ce jour, elle est constituée par 176 membres effectifs,  ainsi répartis :

  • Province du Sud-Kivu : 86 membres effectifs soit 48,86 % du total,
  • Province du Nord-Kivu : 43 membres effectifs, soit 24,43 % du total
  • Province de l’Equateur : 30 membres effectifs soit 17,045 %
  • Province Orientale : 17 membres effectifs représentant 9,66 % du total.

La figure ci-dessous visualise l’évolution des effectifs des membres effectifs au cours des cinq dernières années :

Evolution du membership 2014 – 2015

B) Voyages d’échange, d’études.

  • Participation au Global Land Forum organisé par International Land Coalition « ILC » sur le thème : Une Gouvernance Foncière Inclusive eet Juste pour un Développement Durable ;le Temps de l’Action tenu à Dakar du 12 au 16mai 2015
  • Participation à la Vingt unième Conférence des Partis sur le changement climatique tenue à Paris COP 21.du 30Novembre au 11 décembre 2015
  • Participation au Forum Mondial pour l’accès à la terre FMAT 2016 du 31mars au 02avril 2016 à Valance/ Espagne

III. Difficultés de parcours.

L’une des difficultés majeures auxquelles nous sommes confronté demeure le taux élevé d’analphabétisme parmi les autochtones pygmées. Ce dont, il n’a pas été aisé pour de s’approprier l’activité ayant trait à la cartographie participative. L’accès difficile à certains sites du projet à la suite de l’insécurité persistante perpétrée par les milices armées,

IV. Perspectives d’avenir.

Dans l’avenir, nous comptons consolider les acquis des projets que nous sommes en train d’exécuter à en faisant des programmes pluriannuelle afin que les changements qu’ils vont générer soient durables. C’est le cas des questions relatives aux droits fonciers des peuples autochtones. A Mirenzo, nous allons initier l’élaboration du Plan de développement local et accompagner les 13 clubs de la 8è CEPAC, ainsi que les 6 associations locales de APD, en Mutuelles de Solidarité.

Nous allons nous employer pour promouvoir l’égalité des chances pour l’accès des femmes autochtones à l’éducation et à la formation et allons encourager les autochtones qui ont manifesté leur ambition politique de se présenter candidats aux élections locales en préparation. Notre programme d’alphabétisation sera renforcé aux fins de l’autonomisation des femmes autochtones à travers l’alphabétisation et l’éducation des adultes. Notre engagement est également celui d’accompagner les femmes autochtones à jouer leur rôle, à travers l’éducation, dans la perspective du changement climatique.

Et pour ce faire, étant donné l’absence de lois, politiques et programmes qui facilitent l’éducation des filles en RD Congo, des actions de plaidoyer pourront être réalisées au niveau provincial afin d’amener l’Assemblée provinciale de prendre un Edit dans ce sens, et même au niveau national pour qu’une lois spécifique soit promulguée en faveur de l’éducation des filles – et particulièrement des filles en situation difficile, telles les filles enceintes, les filles autochtones etc.

Journée Internationale des Peuples Autochtones (JIPA 2016): EDUCATION DES ENFANTS AUTOCHTONES AU SUD-KIVU

Le 09/Août 2016 : « A l’occasion de la journée internationale des peuples autochtones, le réseau des populations autochtones et locales « REPALEF/RDC » sous la houlette de son point focal dans la province du Sud-Kivu a plaidé pour la scolarisation des enfants pygmées du Sud-Kivu auprès du gouvernement provincial et son partenaire à l’éducation, l’UNICEF, Bureau du Sud-Kivu »

PRESENTATION DU REPALEF

MISSION

Accroitre et garantir la participation des populations autochtones et locales dans la gestion des écosystèmes forestiers en République Démocratique du Congo.

OBJECTIFS

  • Elaborer, produire et diffuser des informations relatives à la situation des populations autochtones et locales en République Démocratique du Congo ;
  • Promouvoir des fora nationaux d’échanges d’expériences ;
  • Favoriser la formation et le fonctionnement des réseaux nationaux et associations nationales des populations autochtones et locales pour la gestion durable des forêts ;
  • Œuvrer pour la prise en compte du genre dans la gestion et la conservation des écosystèmes forestiers de la République Démocratique du Congo.

Compte tenu des conséquences qui pourraient être engendrées par l’analphabétisme des autochtones dans la province du Sud-Kivu, nous avons voulu demander à l’autorité provinciale et les partenaires à l’éducation de mettre en application les instruments nationaux et internationaux de protection de la minorité autochtone et principalement la Constitution de notre pays qui garantit l’éducation à tous les enfants congolais. Ainsi donc, à défaut de l’effectivité de la gratuité de l’enseignement primaire et secondaire, nous recommandons :

  • A l’autorité provinciale : De tout mettre œuvre pour appuyer la scolarité des enfants autochtones à tous les niveaux ;
  • Au niveau primaire,

             100Au niveau secondaire et

             10 Au niveau universitaire

  • Au partenaire à l’éducation(Unicef) : d’appuyer les enfants autochtones pygmées avec les Kits scolaires, estimé comme suit :
  • enfants au niveau primaire

                 75   au niveau universitaire

               Cette répartition doit tenir compte du genre, qui reste un élément capital pour les autochtones et les structures qui les encadrent. On trouve à ces jours, que la femme autochtone subit une double marginalisation d’abord comme toute autre femme congolaise par les hommes et ensuite comme autochtone par les autres communautés.

                  Excellence Monsieur le Gouverneur,

               Nous ne pouvons pas terminer cette adresse sans vous remercier d’avoir associé les autochtones aux consultations provinciales passées, où ils avaient donné leur point de vue en soutenant le dialogue national initié par le Président de la République, chef de l’Etat. Certes, que vous avez beaucoup de priorités au niveau de notre province et l’éducation des enfants autochtones serait l’une d’elles. Nous sommes convaincus que vous ne ménagerez aucun effort pour vous impliquer personnellement dans la recherche de solution pour améliorer l’éducation des enfants autochtone tel que vous l’avez toujours souhaité.

Fait à Bukavu, le 09 août 2016

Pour le REPALEF

Les membres

OPPORTUNITES OFFERTES PAR CE PLAIDOIYER

A l’issue de ces activités, les résultats atteints se présentent comme suit :

  • La délégation des peuples Autochtones pygmées venus de différents territoires du Sud-Kivu ainsi que les membres du REPALEF qui les accompagnent a été reçu en audience par l’autorité provinciale (Son Excellence Monsieur le Gouverneur de Province entouré du Ministre provincial de l’éducation, de la jeunesse, des sports et loisirs, des affaires socioculturelles, du tourisme et de l’initiation à la nouvelle citoyenneté M. Ladys MUGANZA WAKANDWA et le Ministre Provincial de l’Agriculture, des affaires foncières et du Développement rural Mme Adolphine BYAYUWA MULEY Femme leader autochtone.

Après avoir écouté la délégation des peuples autochtones pygmées, l’autorité provinciale a pour sa part encouragé l’initiative et recommandé aux membres de REPALEF de diligenter les descentes dans les territoires pour sensibiliser les parents pygmées à faire inscrire leurs enfants à l’école aux différents niveaux (Primaire et secondaire) et lui apporter la liste des enfants inscrits pour l’années scolaire 2016-2017. Et pour ceux qui ont de diplômes d’Etat de prendre inscription dans les universités car ils seront pris en charge par la province ;

  • S’agissant de l’UNICEF Bureau du Sud Kivu, la délégation a été reçu dans les enceintes de l’UNICEF, après des échanges interactifs sur la problématique de la scolarisation des enfants pygmées, riches, libres et pertinent entre les autochtones et le chef de bureau, celui-ci a rassuré que pour cette année scolaire dans son programme « Back to school» l’UNICEF compte distribuer le kit scolaire aux enfants en Province du Sud-Kivu dans certains axes territoriaux dont KALEHE 2 qui commence juste de la sortie du PNKB jusqu’à KAMBEGETI ; KALEHE 3 qui prend l’axe de KALONGE, l’axe de KABARE qui commence à KAVUMU jusqu’à KABAMBA et vers le lac à BIRAVA, l’axe MWENGA, de KITUTU à A cette occasion les enfants pygmées se trouvant dans ces axes préalablement ciblés, bénéficieront de cette assistance et une attention particulière sera portée à leur égard. L’UNICEF compte aussi prendre en charge les frais scolaires pour plus de 7000 enfants vulnérables, le chef de bureau a promis que 1000 enfants pygmées vulnérables seront aussi prises en compte.

Au regard de ces résultats ci-haut, le REPALEF Sud-Kivu a jugé urgent d’effectuer dans un délai raisonnable des descentes sur le terrain pour sensibiliser et identifier les enfants pygmées qui sont inscrits dans les écoles pour cette année scolaire 2016-2017 en vue d’apporter à l’autorité les listes des enfants inscrits par école pour en faire usage dans le suivi de la prise en charge.

                        Après les échanges très fructués on a eu un ballet culturel pendant quelques minutes avec les autorités.

APPUI A LA SENSIBILISATION ELECTORALE A TRAVERS DES SKETCHES ET DES CAMPAGNES PUBLIQUES, financé par l’Union Européene

L’UEFA en 2015-2016 a exécuté en consortium avec le Groupe Jérémie et Caritas d développement du diocèse de kindu un projet de sensibilisation électorale

  • Groupe Jérémie étant : Lead du projet
  • Union pour l’émancipation de la femme autochtone : Co-lead
  • Diocèse de kindu /caritas développement : Co-lead
    • Numéro du contrat: EIDHR/2014/352-654
    • Partenaire Financier: Union Européene
  • Date de début et date de fin de la période de référence: du 25 avril 2015 au 24 avril 2016
  • Pays ou région(s) cible(s): République Démocratique du Congo, Provinces de Maniema (Territoires de Kailo, Kibombo, Punia,Kindu et Sud Kasongo) du Nord Kivu (Territoires de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo et Bweremana) et du Sud-Kivu (Territoires de Kabare, Kalehe, Idjwi et Walungu).
  • Bénéficiaires finaux et/ou groupes cibles[1] (si différents) (y compris le nombre de femmes et d’hommes): 45 organisations de la société civile qui devront atteindre une population estimée à 93.000 personnes.

L’UEFA a mené les activités les territoires de Masisi, Rutshuru, Nyiragongo et Bweremana dans la province Nord Kivu

Quelques activités réalisées et résultats atteints.

         La mise en œuvre de l’action a démarré avec le processus d’élaboration de l’outil de sensibilisation, l’acquisition des Kits de sensibilisation et la formation des représentants des OSC à impliquer dans l’action de sensibilisation. Pour disposer de l’outil de sensibilisation, nous avons collaboré avec le juriste, le dramaturge et sa troupe théâtrale « Mtu ni mtu » ainsi qu’avec la maison vidéo participative « 3 TAMIS » pour le montage du film de sensibilisation électorale « UNAPOCHAGUA, FIKIRI ». A ce niveau, nous avons eu la collaboration technique de la CENI au niveau provincial. Une fois les Kits de sensibilisation achetés et le film monté, il a été procédé à la formation des représentants des organisations de la société civile sur le cadre juridique des élections et sur l’utilisation du kit de sensibilisation toujours avec la collaboration de la CENI.

La seconde étape de cette mise en œuvre a été marquée dans chaque province par le lancement officiel de l’action devant l’autorité provinciale, la CENI et les acteurs de la société civile. Cette activité de lancement était suivie des points de presse avec les radios locales et la radio OKAPI. Les Kits de sensibilisation constitués d’un écran plat, un baffle, un lecteur vidéo, un générateur et le film ont été distribués aux 15 OSC de chaque province.

Dans les 3 Provinces, ces OSC impliquées sont à leur tour parties recruter et former localement dans leurs milieux respectifs des acteurs de théâtre commandos et les activités de projections cinématographiques et des théâtres commando ont alors commencé dans les 3 provinces. A l’issue de cette première année de l’action, les résultats se présentent comme suit : sur 180 théâtres commandos (sketches) prévus, 200 ont été réalisées et sur 120 projections du film prévues, 168 ont été réalisées. Avec ces activités, 68724 personnes contre 93000 prévues ont été atteintes au total. Les organisations de la société civile impliquées dans le projet estiment que les stratégies de l’image et du théâtre commando utilisées étaient suffisamment mobilisatrices malgré le fait que les élections soient incertaines. Ces organisations porteuses de l’action se heurtent tout de même à des difficultés liées à l’arrêt du processus électoral, à l’incertitude faute d’une nouvelle feuille de route sur les élections et aux multiples déclarations contradictoires des politiciens.