Renforcement des communautés indigenes comme clé pour leur participation au processus REDD + en RDC, financé par LA FONDATION TEBTTEBA

Ce projet d’une durée de six mois allant du mois de septembre 2015 à février 2016 a été financé par LA FONDATION TEBTTEBA, dans le but de réaliser les deux grandes activités que dessous :

  • Réaliser une étude socioéconomique et environnementale de la population autochtone et autres communautés de la localité de Mirenzo, en territoire de Kalehe en RDC ;
  • Réaliser une cartographie participative pour la localisation spatiale du village et des ressources,
  • Réaliser une formation des autochtones pygmées de la localité de Mirenzo sur la stratégie IPSSDD

Il convient de noter qu’au cours de l’année 2015, seules les deux premières activités ont été réalisées.

  1. Réalisation d’une étude socio économique et environnementale de la population.

La démarche a procédé par la sélection et la formation des enquêteurs et le recrutement d’un Superviseur. Il s’en est suivi des consultations avec les communautés (autochtones et non autochtones) et la réalisation des interviewes moyennant un questionnaire d’enquête.

Les paramètres suivants ont été pris en considération durant l’étude

  • la démographie,
  • les principales activités des habitants,
  • les modes d’accès des autochtones au foncier,
  • les modes d’accès des autochtones aux ressources naturelles,
  • les infrastructures sociales de base dans le village,
  • l’accès par les peuples autochtones à la santé,
  • l’accès par les peuples autochtones à l’éducation,
  • l’accès par les peuples autochtones à l’eau potable,
  • les modes de vie des peuples autochtones,
  • l’analyse des types de relations entre autochtones et non autochtones,
  • les aspirations des peuples autochtones pygmées,
  • les aspects liés au processus REDD et le mode de vie des peuples autochtones.

L’étude a été produite après que les résultats de l’enquête aient été validés par les communautés concernées.

  1. Réaliser une cartographie participative pour la localisation spatiale du village et des ressources,

L’objectif visé est la localisation spatiale des ressources sur le territoire occupé par les autochtones pygmées dans le village de Murangu en territoire de Kalehe. La démarche a été la suivante :

  • Organiser une réunion d’orientation et d’explications en faveur des bénéficiaires.
  • Amener les participants à la réunion d’orientation à produire une esquisse de la carte qui sera produite.
  • Organiser les groupes à ce qu’ils descendent sur le terrain pour la collecte des points géo référencés dans la zone concernée.
  • Traiter les données de terrain jusqu’à la présentation d’une carte finale.
  • Validation de la carte par la communauté

Les éléments qui ont été pris en compte pendant la cartographie participative aussi bien en ce qui concerne les villages autochtones que non autochtones :

  • Les sources d’eau dans le village
  • Les Eglises
  • Les écoles
  • Les rivières et chutes
  • Les Routes , chemins et pistes
  • Les Centres de santé
  • L’Agriculture et élevage
  • Les Forêts et domaines de chasse
  • Les lieux sacrés
  • Les Habitations.

De cette étude il s’est dégagé que le niveau de vie des autochtones est inhumain et inacceptable et que de ce fait, il faudrait prendre en compte les différentes initiatives pour les booster au niveau d’ autres communautés qui ont un niveau de vie plus ou moins élevé dans le village.

Les conditions difficiles que traverse la population autochtone sont justifiées par les faits ci-après :

  • l’Etat congolais a, pour raison d’utilité publique, dépossédé les autochtones pygmées de leurs terres ancestrales, sans consultation ni consentement éclairé et en reconnaissance de cause ou encore une indemnisation ou une compensation généralement quelconque,
  • les communautés voisines (les bantous) qui avaient été accueillis par les autochtones pygmées, hélas, nomades, discriminent et marginalisent les autochtones pygmées jusqu’à les considérer comme des sous hommes, sans droits ni avoirs.

3.5. Evolution du membership

Le rayonnement de l’organisation a induit les adhésions de nouveaux membres. L’organisation a commencé, en 2005 avec 15 membres effectifs. En 2014, elle en comptait 124 mais à ce jour, elle est constituée par 176 membres effectifs,  ainsi répartis :

  • Province du Sud-Kivu : 86 membres effectifs soit 48,86 % du total,
  • Province du Nord-Kivu : 43 membres effectifs, soit 24,43 % du total
  • Province de l’Equateur : 30 membres effectifs soit 17,045 %
  • Province Orientale : 17 membres effectifs représentant 9,66 % du total.

La figure ci-dessous visualise l’évolution des effectifs des membres effectifs au cours des cinq dernières années :

Evolution du membership 2014 – 2015